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L'intégration professionnelle
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Comment réussir son intégration professionnelle
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VOICI
QUELQUES RECOMMANDATIONS SIMPLES :
Source : Conseils d’un directeur des ressources humaines (Entreprise: NESTLE)
Il est normal que l’on soit fier des
études accomplies et du diplôme acquis au bout de tant d’efforts. Bravo !
Ayez cependant le triomphe modeste.
Dans la plupart des entreprises, la majorité des collaboratrices et des
collaborateurs n’ont pas eu le privilège qui a été le vôtre : effectuer des
études supérieures. Nul besoin donc de trop insister sur vos exploits
académiques. Il est fort à parier que la plupart de vos collègues connaissent
déjà vos antécédents et ils apprécieront votre modestie.
Plus le diplôme est prestigieux, plus on constate que l’institution qui l’a
délivré a jugé utile de monter la tête des frais émoulus pour qu’ils arrivent
dans l’entreprise avec un maximum d’arrogance. C’est une stratégie regrettable.
L’appétit vient en mangeant. Au moment où l’on entre dans l’entreprise, on est
en général heureux de s’y trouver et on s’intéresse encore peu aux niveaux
hiérarchiques et aux avantages qui vont de pair.
En général, ce désintérêt est une trêve de confiseurs, donc de courte durée, et
rapidement, l’envie, la jalousie ou les deux risquent de vous entraîner dans un
parcours du combattant pour engranger quelques menus avantages qui vous feront
perdre de vue votre développement à plus long terme.
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Il est utile de résister à cette forte tentation qui préoccupe en général les
moins performants ou les arrivistes. Voyez loin. Concentrez-vous sur l’intérêt
de votre travail, sur l’élargissement de son contenu et sur l’acquisition d’une
véritable expérience. Le reste viendra tout seul. Dès que vous occuperez un
poste à responsabilité, l’entreprise sera bien obligée de vous accorder une
rémunération à la hauteur.
Soyez aimables. Bien sûr, vous avez hâte de montrer ce que vous savez faire et
vous désirez mettre en exergue vos compétences et vos capacités, mais cela ne
doit pas se faire aux dépens des autres. Bien au contraire, intéressez-vous aux
autres.
Passez du temps avec les ouvriers, les employés c’est à dire toutes celles et
ceux qui en savent plus que vous sur l’entreprise et qui, selon toute
probabilité, resteront plus longtemps dans le même poste que vous. Écoutez les
et aidez les. Ils apprécieront un «universitaire» qui se donne le temps de les
comprendre.
Ainsi vous allez emmagasiner rapidement des connaissances que vous n’aurez de
toute manière plus l’occasion d’accumuler plus tard dans votre carrière et vous
deviendrez d’une efficacité redoutable.
Etre aimable, prévoyant et gentil n’est pas être faible. Le monde du «hard
nosed» manager est révolu. Les déclarations à l’emporte pièce sont en général
sans valeur et n’enchantent que son auteur. Il faut convaincre, rester ciblé et
aller jusqu’au bout. Suivre, aider, assumer, voilà le mode de vie dans l’entreprise
performante.
Ne critiquez pas vos collègues. Cela, à coup sûr, ce n’est pas à l’université
que vous l’apprendrez. Entend-on souvent un professeur qui dit du bien d’un
autre professeur ? Soit, c’est probablement le propre du milieu académique où
la mutuelle appréciation et donc la coopération sont encore peu fréquentes.
Dans l’entreprise c’est différent. Aujourd’hui encore plus qu’hier, la
nécessité de coopérer devient inévitable pour réussir. Il faut savoir fédérer.
Ce n’est pas en critiquant les autres que l’on devient mieux soi-même. De toute
évidence il ne vous appartient pas de décider qui seront vos collègues. Alors
ne vous rendez pas la vie et celle des autres plus difficile qu’elle n’est déjà
en répandant le fruit de votre esprit critique souvent bien plus fertile que
votre capacité à faire des propositions constructives.
En revanche, soyez francs et ouverts pour résoudre les problèmes et n’ayez pas
peur de faire part de vos propres propositions ni à l’égard des collègues ni à
l’égard de la hiérarchie. Si cela ne leur plait pas, vous le verrez bien.
Soyez patients mais pas laxistes. En se concentrant sur son travail, en y
trouvant du plaisir, on ne sera jamais déçu. Tout ce que vous aimez faire, vous
risquez de le faire bien.
Un travail pour lequel vous n’êtes pas fait, ne peut rien vous apporter même si
on vous le présente comme la «voie royale» pour la carrière.
Il est nécessaire d’être flexible et de s’adapter mais ce n’est pas une raison
pour faire n’importe quoi et faire feu de tout bois pour avancer dans la
carrière.
Prenez le temps de réfléchir pour vous développer là où vous vous sentez bien.
Le chemin s’ouvrira progressivement, et vous ne serez jamais déçu même si
toutes vos ambitions ne se réalisent pas immédiatement.
En revanche, n’insistez pas si vous vivez mal l’entreprise ou son entourage. Ne
mettez pas votre sort entre ses mains, restez maître de votre destin
professionnel. Au besoin, prenez la décision de changer. En tout cas, ne
sous-traitez pas la gestion de votre carrière à une entreprise aussi bonne
soit-elle. C’est vous le maître de votre vie.
Si vous avez le privilège de diriger une équipe de collaborateurs, portez-les,
ils vous porteront. Le «Manager égocentrique» est un modèle qui n’est plus en
demande. Un dinosaure. Il y a deux sortes de leader : ceux qui inspirent
leur équipe et ceux qui l’écrasent pour arriver à leurs fins. On les connaît
ces derniers, ils finissent toujours par se faire repérer.
Le plus grand privilège c’est de recevoir la confiance des gens que vous
dirigez. Ne les décevez pas et demandez-vous tous les jours pourquoi vous
méritez de les diriger, et quel serait leur choix, s’ils avaient le choix.
Cette réflexion vous inspirera non pas le doute de soi qui est la suprême forme
de l’orgueil, mais une véritable humilité, qui vous fera progresser. | |
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